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  • : Le blog de Sophie Ginoux
  • : Ce blog présente le travail de Sophie Ginoux (gravures, peintures, vitraux...).
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 17:53
       A la demande, je propose un stage d'initiation à la gravure sur 2 jours (week end ou semaine), selon les possibilités de chacun.
De 9h30 à 12h30, (pause repas "sortie du panier") et  de 13h30 à 18h30.
Me contacter par mail pour plus d'infos à : sophiegin@free.fr
 
Compris dans le stage :
 
1 plaque de cuivre 10 x 15 cm
1 plaque de zinc 10 x 15 cm
1 feuille 50 x 65 cm (150 gr environs)
1 feuille 50 x 65 cm  (300 gr)
Calque, encre etc... 
 
Venir avec :
 
Des idées ou de la documentation
Un casse croûte.
Blouse ou mauvais vêtements
Votre bonne humeur, surtout !
 
Ce que nous abordons pendant le stage:
 
Métal : cuivre et zinc
Acide : perchlorure de fer (un bain pour chaque type de métal sinon le bain ne fait plus son travail). 
On parle de "morsure" selon que la plaque est + ou - attaquée par l'acide.
 
Les plaques de métal seront découpées, ébarbées, poncées à l'eau avec un papier abrasif fin, polies avec du Miror et enfin dégraissées au blanc de Meudon et au vinaigre blanc, rincées et séchées.
Il existe différentes manières de graver le métal afin de faire le sillon qui recevra l'encre (le dessin), le trait.
Il ne faut pas perdre de vue que tout le travail gravé sur la plaque sera inversé à l'impression et que si l'on veut
graver des mots il faudra le faire à l'envers, reproduire une architecture existante et juste, il faudra se mettre dos au sujet et à l'aide d'un miroir, graver le reflet du miroir afin que toute l'architecture se retrouve dans le bon sens à l'impression.
 
La manière la plus directe de graver est "la pointe sèche", la plaque est attaquée à l'aide d'une pointe en tungstène, le sillon est plus ou moins profond selon la pression de la main, plus ou moins large selon la largeur de la pointe.
Le résultat donne une gravure qui a pour particularité d'accrocher l'encre de manière inégale avec de petits
empattements sur les bords du trait car en faisant le sillon, des "barbes" de métal se forment et accrochent l'encre de manière inégale.
Le tirage est doux et velouté, mais la gravure fragile car au fur et à mesure des passages sous presse les "barbes"
s'écrasent et l'on ne peut tirer la plaque qu'une quinzaine de fois, à moins de la faire "aciérer" (recouvrir d'une fine couche d'acier).
 
"L'eau forte" suppose l'utilisation d'un acide : perchlorure de fer ou acide nitrique.
Le temps de trempage dans l'acide varie selon la température du bain, la "morsure" que l'on veut obtenir ou de
l'effet : l'aquatinte demande moins de temps de trempage qu'un simple trait.
Ce temps peu varier de quelques minutes à plusieurs dizaines de minutes.
 
La plaque sera protégée au dos par de l'adhésif ou du vernis afin que l'acide ne l'attaque pas lors du trempage.
On peut, selon le travail que l'on veut faire, soit protéger la plaque avec un vernis liquide qui, en séchant
permettra à l'aide d'une pointe d'enlever (au trait) le vernis, mettant ainsi à nu le métal qui sera attaqué une fois trempé dans l'acide ou bien saupoudrer "à la chaussette" (à travers un bas de soie) de la résine qui se déposera par points sur la plaque : c'est "l'aquatinte": en chauffant au butagaz sous la plaque, la résine se fixera par points et, une fois celle ci trempée dans l'acide l'effet donnera un moucheté du type "aquarelle".
On peu encore faire une "gravure au sucre", on fabrique pour cela un sirop avec de l'encre de chine saturée de sucre
glace, on peindra directement le motif avec ce sirop, sans trop surcharger, ce que l'on peint en noir sera véritablement ce qui sera "attaqué" par l'acide car une fois que le sirop est sec on le recouvre de vernis liquide.
Après séchage, la plaque sera passée sous l'eau tiède, le sirop va alors se diluer et laisser apparaître le métal
qui mis à nu et trempé dans l'acide sera attaqué aux endroits qui étaient peints.
Ainsi on retrouvera à l'impression le motif peint au départ au sucre mais à l'envers.

Le "vernis mou" est un pain de vernis qui, passé sur une plaque chauffée, fond. Il est ensuite roulé au rouleau
encreur.
Déposé en fine couche il offre l'avantage de prendre toute sortes d'empreintes... Feuilles, plumes etc...
Une fois l'empreinte faite, la plume (par exemple) est retirée délicatement.
Du fait de sa pression contre la plaque de métal, il laisse apparaître celui-ci et permettra à l'acide d'attaquer
aux endroits où le métal sera mis à nu. 
 
Une heure avant de faire les tirages, les formats de papier découpés seront mouillés avec une éponge naturelle recto-verso et stockés sous plastique.
 
Avant de faire le tirage, on rend le papier "amoureux", en lui passant une brosse douce qui redressera ses fibres et améliorera la qualité du tirage.
Les encres sont préparées avec un peu d'huile de lin sur une plaque de verre.
 
L'encrage des plaques se fait sur une boite chaude, à l'aide de tarlatane (sorte de gaze) avec laquelle on prend l'encre et que l'on passe sur la plaque l'excédant d'encre est essuyé avec du journal frotté à plat sur la plaque, puis la plaque est "paumée" à la paume de la main afin d'être bien essuyée en surface laissant le blanc du papier apparaître au tirage.
 
Gravée, encrée, paumée, nettoyée sur les 4 côtés la plaque sera posée sur la presse, le papier humide déposé en repérage dessus, une épaisseur de laine ou de feutre "les langes" par dessus encore, la roue de la presse peut être tournée.
A son passage le cylindre d'acier écrasera la feuille sur la plaque et fera ainsi une épreuve, un tirage, laissant
au dos du papier une "cuvette".
Après séchage, le tirage sera numéroté selon la quantité désirée (1/20, 2/20 etc...)
Dès que le nombre de tirages est atteint, la plaque de métal sera détruite ou sabotée, rayée.
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Published by sophie ginoux - dans Stages de gravure
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